· WebSeed Mis à jour le 9 septembre 2026
Combien coûte un site internet pour un artisan en 2026 ?
Les fourchettes réelles du marché français, ce qui fait varier le prix, et les coûts récurrents que personne n'annonce avant la signature.
La réponse honnête : entre 0 et 15 000 €. Cette fourchette est inutile, alors détaillons ce qui la fait bouger — et surtout ce que le devis ne dit jamais.
Les quatre segments du marché français
Les plateformes en libre-service — Wix, Squarespace, Hostinger. De 12 à 30 € par mois, à vie. Vous faites tout vous-même. Comptez une vingtaine d’heures pour un résultat correct, davantage si vous n’avez ni photos ni textes. Sur dix ans, la facture atteint 1 400 à 3 600 €.
Le freelance ou le petit studio — 600 à 2 500 € pour un site vitrine. C’est le segment où le rapport qualité/prix est le meilleur pour un artisan, à condition que la rédaction soit comprise. Sans elle, votre site restera en chantier six mois.
L’agence locale — 3 000 à 8 000 €. Vous payez une équipe, un chef de projet et des locaux. Justifié si vous avez besoin de plusieurs langues, d’un catalogue ou d’une refonte de marque. Surdimensionné pour huit pages de présentation.
Le sur-mesure — au-delà de 10 000 €. Réservation, espace client, synchronisation avec un logiciel métier. Ce n’est plus un site vitrine.
Ce qui fait vraiment varier le prix
Contrairement à l’intuition, ce n’est pas le nombre de pages. Une page de plus, c’est vingt minutes. Ce qui coûte, dans l’ordre :
- La rédaction des textes. De loin le premier poste. Si le prestataire écrit, il doit vous interviewer, comprendre votre métier et rédiger. Comptez une à deux journées. Si c’est vous qui écrivez, le projet prend trois mois parce que ce n’est jamais la priorité d’une semaine chargée.
- Les photos. Un reportage local coûte 300 à 600 €. Les banques d’images gratuites dépannent, mais un visiteur reconnaît une photo d’illustration.
- Les fonctionnalités. Réservation, paiement, espace membre : chacune multiplie le budget et la maintenance.
- Le nombre d’allers-retours. Un devis qui ne borne pas les révisions est un devis qui explosera, pour vous ou pour le prestataire.
Les coûts récurrents, la vraie surprise
C’est là que les écarts se creusent sur cinq ans.
| Poste | Fourchette annuelle |
|---|---|
| Nom de domaine | 10 à 15 € |
| Hébergement mutualisé classique | 60 à 150 € |
| Hébergement statique (Cloudflare, Netlify) | 0 € |
| Abonnement plateforme (Wix, Squarespace) | 150 à 360 € |
| Maintenance et mises à jour | 0 à 600 € |
| Certificat SSL | 0 € — refusez toute facturation |
Un site vitrine n’a pas besoin de base de données. S’il est livré en fichiers statiques, l’hébergement est gratuit chez plusieurs acteurs sérieux, et il n’y a ni plugin à mettre à jour ni faille à corriger. Un site WordPress demande l’inverse : mises à jour régulières, sauvegardes, surveillance.
Trois questions à poser avant de signer
« Qui possède le nom de domaine ? » La réponse doit être : vous. S’il est enregistré au nom du prestataire, vous êtes captif. C’est le point de blocage le plus fréquent lors d’un changement de prestataire.
« Que se passe-t-il si on arrête de travailler ensemble ? » Vous devez repartir avec le domaine et les fichiers. Un site qui ne fonctionne que sur l’infrastructure du prestataire n’est pas à vous.
« Les textes sont-ils compris ? » Si la réponse est floue, vous venez de trouver le poste qui fera déraper le planning.
Un repère pour décider
Pour un artisan qui facture 2 500 € un chantier moyen, un site à 1 200 € est rentabilisé au premier devis signé. La question n’est donc pas le prix absolu mais le délai de retour. Si le prestataire ne sait pas vous dire d’où viendront les premiers contacts, méfiez-vous : un beau site sans référencement local ne sonne pas le téléphone.
Sur ce point, lisez pourquoi une page Facebook ne remplace pas un site, et surtout comment régler correctement votre fiche Google Business — c’est gratuit, et ça rapporte souvent plus vite que le site lui-même.
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